ANNÉE COMPLÉTÉE!
plus de détails bientôt...
20.9.09
6.9.09
OSCILLOSCOPE
[Jour 353. Il en reste 12.]
Je désire aujourd'hui vous parler brièvement d'une compagnie de production et de distribution de films qui se nomme Oscilloscope Laboratories. Fondé par Adam Nathaniel Yauch (a.k.a MCA), un des membres fondateur de la formation Beastie Boys, Oscilloscope compte à son catalogue près d'une vingtaine de titres, surtout (mais pas exclusivement) des documentaires portant sur des sujets variés.
Pourquoi j'aime Oscilloscope:
1) Les femmes réalisatrices sont bien présentes au sein du catalogue qui compte, entre autres, les films suivants:
Wendy and Lucy (Kelly Reichardt)
Frontrunners (Caroline Suh)
Flow (Irena Salina)
Treeless Mountain (So Yong Kim)
No Impact Man (Laura Gabbert)
2) Comme le souligne un article de la revue Filmmaker, Oscilloscope croit dur comme fer que la qualité de l'emballage doit toujours refléter la qualité du film. C'est pour cette raison que chaque DVD est accompagné d'une pochette qui, à elle seule,vaut l'achat du film. En travaillant en collaboration avec des artistes et des illustrateurs de talent, Oscilloscope s'assure d'offrir au public bien plus qu'un film, mais aussi un objet de collection. Jugez-en par vous même:
3) J'aime surtout Oscilloscope parce qu'ils distribuent des films de qualité! Vous savez déjà que j'ai adoré Wendy and Lucy, dont j'ai beaucoup parlé l'hiver dernier. La semaine passée, je me suis loué le documentaire Frontrunners et je suis également tombé sous le charme. Le 15 septembre marque la sortie DVD de Treeless Mountain, un autre film d'Oscilloscope que j'ai vraiment hâte de voir et qui, j'en suis certain, me plaira beaucoup. Vous trouverez la bande-annonce ici.
Je vous laisse avec une pièce de Blue Roses (de son vrai nom Laura Groves), dont l'album joue beaucoup dans mon lecteur récemment.
[Jour 353. Il en reste 12.]
Je désire aujourd'hui vous parler brièvement d'une compagnie de production et de distribution de films qui se nomme Oscilloscope Laboratories. Fondé par Adam Nathaniel Yauch (a.k.a MCA), un des membres fondateur de la formation Beastie Boys, Oscilloscope compte à son catalogue près d'une vingtaine de titres, surtout (mais pas exclusivement) des documentaires portant sur des sujets variés.
Pourquoi j'aime Oscilloscope:
1) Les femmes réalisatrices sont bien présentes au sein du catalogue qui compte, entre autres, les films suivants:
Wendy and Lucy (Kelly Reichardt)
Frontrunners (Caroline Suh)
Flow (Irena Salina)
Treeless Mountain (So Yong Kim)
No Impact Man (Laura Gabbert)
2) Comme le souligne un article de la revue Filmmaker, Oscilloscope croit dur comme fer que la qualité de l'emballage doit toujours refléter la qualité du film. C'est pour cette raison que chaque DVD est accompagné d'une pochette qui, à elle seule,vaut l'achat du film. En travaillant en collaboration avec des artistes et des illustrateurs de talent, Oscilloscope s'assure d'offrir au public bien plus qu'un film, mais aussi un objet de collection. Jugez-en par vous même:
Je vous laisse avec une pièce de Blue Roses (de son vrai nom Laura Groves), dont l'album joue beaucoup dans mon lecteur récemment.
26.8.09
NÉGLIGENCE
[Jour 342. Il en reste 23.]
Je n'arrive toujours pas à croire qu'il ne reste que 23 jours à mon projet! Je suis déçu de ne pas avoir écrit comme je l'aurait voulu durant l'été. J'ai perdu un peu la motivation et disons que je préférais, au lieu d'écrire, consacrer plus de temps à apprécier la musique, les livres et les films au féminin. Mais là, je ne suis tellement plus à jour! Je ne sais pas par où commencer!
Allons-y donc avec une seule suggestion pour chacun des domaines que je couvre.
(Ah! en passant, j'ai vu The Hurt Locker. Ouf! On en entendra parler longtemps de ce film! J'anticipe déjà la sortie DVD...)
FILM: The Boys of Baraka (de Heidi Ewing et Rachel Grady, É-U, 2005) - Certainement un des meilleurs documentaires qu'il m'a été donné de visionner dans les dernières années. C'est l'histoire de quatre jeunes adolescents de 12-13 ans qui habitent un quartier défavorisé et violent de Baltimore. Dans le cadre d'un programme de deux ans visant à soutenir les enfants à risque et à les aider à se prendre en main, ils sont envoyés dans une école unique et adaptée qui se trouve au beau milieu du... Kenya rural! Beaucoup
d'émotions et de surprises traversent ce film magnifiquement tourné. On s'attache aux protagonistes (même s'ils ne sont pas toujours des anges) et on reste abasourdi de la déchéance et de la désolation qui règne dans le quartier mal famé où ils ont grandi. Un film certes un peu triste, mais porteur de beaucoup d'espoir!
MUSIQUE: Great Aunt Ida: Il s'agit du groupe formé par Ida Nilsen, originaire de Vancouver mais Torontoise d'adoption. La formation a deux albums à son actif. Rien de super originale dans cette musique, mais une voix authentique, un piano bien présent et des mélodies accrocheuses. Ça me fait penser à Christine Fellows, circa The last one standing. Même les percussions ressemblent beaucoup à celles signées Jason Tait (The Weakerthans) sur l'album de Fellows. Voici donc un petit aperçu. J'espère que vous aimerez!
We say no - Great Aunt Ida
LIVRE: Je suis en pleine lecture d'un roman de la Canadienne Lori Lansens intitulé simplement Les filles (traduction de The Girls).
Le livre raconte l'histoire de deux jumelles conjointes reliées par la tête. À l'aube de la trentaine, elles décident d'écrire le récit de leur existence. Les deux premiers chapitres suffisent à nous donner envie de poursuivre la lecture de ces 580 pages débordantes d'imagination, de tendresse et de singularité. Une bon livre de fin d'été publié par un éditeur (Alto) qui ne cesse de me surprendre par la qualité de son catalogue.
Je vous reviens sous peu! Il ne me reste que 23 jours!!!
[Jour 342. Il en reste 23.]
Je n'arrive toujours pas à croire qu'il ne reste que 23 jours à mon projet! Je suis déçu de ne pas avoir écrit comme je l'aurait voulu durant l'été. J'ai perdu un peu la motivation et disons que je préférais, au lieu d'écrire, consacrer plus de temps à apprécier la musique, les livres et les films au féminin. Mais là, je ne suis tellement plus à jour! Je ne sais pas par où commencer!
Allons-y donc avec une seule suggestion pour chacun des domaines que je couvre.
(Ah! en passant, j'ai vu The Hurt Locker. Ouf! On en entendra parler longtemps de ce film! J'anticipe déjà la sortie DVD...)
FILM: The Boys of Baraka (de Heidi Ewing et Rachel Grady, É-U, 2005) - Certainement un des meilleurs documentaires qu'il m'a été donné de visionner dans les dernières années. C'est l'histoire de quatre jeunes adolescents de 12-13 ans qui habitent un quartier défavorisé et violent de Baltimore. Dans le cadre d'un programme de deux ans visant à soutenir les enfants à risque et à les aider à se prendre en main, ils sont envoyés dans une école unique et adaptée qui se trouve au beau milieu du... Kenya rural! Beaucoup
d'émotions et de surprises traversent ce film magnifiquement tourné. On s'attache aux protagonistes (même s'ils ne sont pas toujours des anges) et on reste abasourdi de la déchéance et de la désolation qui règne dans le quartier mal famé où ils ont grandi. Un film certes un peu triste, mais porteur de beaucoup d'espoir!
MUSIQUE: Great Aunt Ida: Il s'agit du groupe formé par Ida Nilsen, originaire de Vancouver mais Torontoise d'adoption. La formation a deux albums à son actif. Rien de super originale dans cette musique, mais une voix authentique, un piano bien présent et des mélodies accrocheuses. Ça me fait penser à Christine Fellows, circa The last one standing. Même les percussions ressemblent beaucoup à celles signées Jason Tait (The Weakerthans) sur l'album de Fellows. Voici donc un petit aperçu. J'espère que vous aimerez!We say no - Great Aunt Ida
LIVRE: Je suis en pleine lecture d'un roman de la Canadienne Lori Lansens intitulé simplement Les filles (traduction de The Girls).Le livre raconte l'histoire de deux jumelles conjointes reliées par la tête. À l'aube de la trentaine, elles décident d'écrire le récit de leur existence. Les deux premiers chapitres suffisent à nous donner envie de poursuivre la lecture de ces 580 pages débordantes d'imagination, de tendresse et de singularité. Une bon livre de fin d'été publié par un éditeur (Alto) qui ne cesse de me surprendre par la qualité de son catalogue.
Je vous reviens sous peu! Il ne me reste que 23 jours!!!
24.7.09
LE RETOUR!
Le long silence est enfin terminé. Que celles et ceux qui pensent que j'ai abandonné mon projet se détrompent. Je continue toujours ma consécration entière aux films, à la musique et aux livres au féminin. C'est juste qu'avec les vacances et mes autres occupations, je n'ai pas eu le temps et la tête pour écrire.
En pasant, ça fait déjà 10 mois que j'ai amorcé ce projet. Plus que deux mois et ce sera déjà la fin!
Plusieurs films réalisés par des femmes prennent ou on pris l'affiche récemment. Deux d'entre eux m'intéressent particulièrement.
Tout d'abord, il y a The Hurt Locker de Kathryn Bigelow. On le sait, Bigelow est une exception à Hollywood puisqu'elle a réussi à investir des genres dans lesquels les femmes réalisatrices sont constamment écartées. Passant du genre de l'horreur (Near Dark, 1987) à celui de la science-fiction (Strange Days, 1995) tout en bifurquant vers le film d'action (Point Break, 1991), Bigelow nous propose avec The Hurt Locker un suspense de guerre qui, ma foi, me paraît efficace au plus haut point.
C'est drôle parce que si ce n'était de ma restriction qui consiste à n'écouter que des films réalisés par des femmes, je ne sais pas si j'aurais autant anticipé la sortie de ce long métrage. Les films de guerre en Irak ne sont pas ma tasse de thé. Pourtant, celui-ci semble posséder une touche particulière qui le distingue de la masse. Pour que le célèbre critique du New York Times A.O. Scott vantent les mérites de ce film qui a d'ailleurs remporté plusieurs prix prestigieux dans les festivals (fait insolite pour un film de ce genre), c'est signe que nous avons affaire à une oeuvre remarquable. Je vais essayer de trouver le temps d'aller voir The Hurt Locker dans les jours qui suivent. Je vous reviens là-dessus.
Regardez la bande-annonce et dites-moi ce que vous en pensez!
Un autre film qui, à prime abord, me paraissait complètement stupide sort également sur les écrans montréalais en fin de semaine. Après avoir visionné la bande-annonce, lu les critiques dithyrambiques, et appris que le film en question avait reçu une ovation de plus de cinq minutes à Cannes, j'ai décidé que je devais décidemment donner la chance au coureur. Il s'agit donc de Humpday de Lynn Shelton. Tenez-vous bien: Humpday raconte l'histoire de deux potes hétéros qui, lors d'une soirée arrosée, font le pari de tourner un porno gay dans lequel ils sont les deux acteurs principaux. Hé hé!
Je n'ai pas encore vu le film, mais je dirais quand même que malgré la prémisse, on a l'air d'être assez loin du film d'ado abrutissant et vulgaire. Humpday semble plutôt proposer une réflexion sur la condition masculine contemporaine ainsi que sur l'amitié entre les hommes.
Régalez-vous avec la bande-annonce:
Le long silence est enfin terminé. Que celles et ceux qui pensent que j'ai abandonné mon projet se détrompent. Je continue toujours ma consécration entière aux films, à la musique et aux livres au féminin. C'est juste qu'avec les vacances et mes autres occupations, je n'ai pas eu le temps et la tête pour écrire.
En pasant, ça fait déjà 10 mois que j'ai amorcé ce projet. Plus que deux mois et ce sera déjà la fin!
Plusieurs films réalisés par des femmes prennent ou on pris l'affiche récemment. Deux d'entre eux m'intéressent particulièrement.
Tout d'abord, il y a The Hurt Locker de Kathryn Bigelow. On le sait, Bigelow est une exception à Hollywood puisqu'elle a réussi à investir des genres dans lesquels les femmes réalisatrices sont constamment écartées. Passant du genre de l'horreur (Near Dark, 1987) à celui de la science-fiction (Strange Days, 1995) tout en bifurquant vers le film d'action (Point Break, 1991), Bigelow nous propose avec The Hurt Locker un suspense de guerre qui, ma foi, me paraît efficace au plus haut point.
C'est drôle parce que si ce n'était de ma restriction qui consiste à n'écouter que des films réalisés par des femmes, je ne sais pas si j'aurais autant anticipé la sortie de ce long métrage. Les films de guerre en Irak ne sont pas ma tasse de thé. Pourtant, celui-ci semble posséder une touche particulière qui le distingue de la masse. Pour que le célèbre critique du New York Times A.O. Scott vantent les mérites de ce film qui a d'ailleurs remporté plusieurs prix prestigieux dans les festivals (fait insolite pour un film de ce genre), c'est signe que nous avons affaire à une oeuvre remarquable. Je vais essayer de trouver le temps d'aller voir The Hurt Locker dans les jours qui suivent. Je vous reviens là-dessus.
Regardez la bande-annonce et dites-moi ce que vous en pensez!
Un autre film qui, à prime abord, me paraissait complètement stupide sort également sur les écrans montréalais en fin de semaine. Après avoir visionné la bande-annonce, lu les critiques dithyrambiques, et appris que le film en question avait reçu une ovation de plus de cinq minutes à Cannes, j'ai décidé que je devais décidemment donner la chance au coureur. Il s'agit donc de Humpday de Lynn Shelton. Tenez-vous bien: Humpday raconte l'histoire de deux potes hétéros qui, lors d'une soirée arrosée, font le pari de tourner un porno gay dans lequel ils sont les deux acteurs principaux. Hé hé!
Je n'ai pas encore vu le film, mais je dirais quand même que malgré la prémisse, on a l'air d'être assez loin du film d'ado abrutissant et vulgaire. Humpday semble plutôt proposer une réflexion sur la condition masculine contemporaine ainsi que sur l'amitié entre les hommes.
Régalez-vous avec la bande-annonce:
11.6.09
APRÈS LAURA GIBSON... LAURA VEIRS!
[Jour 267]
J'écoute cette chanson de façon obsessive. Une belle découverte que j'ai fait avec beaucoup de retard, puisque l'album sur laquelle elle se trouve (Years of meteors) a paru en 2005!. Laura Veirs est un nom que j'avais beaucoup entendu, mais je n'avais jamais pris la peine d'écouter ce qu'elle faisait. Un nouvel opus est attendu sous peu. C'est à surveiller.
[Jour 267]
J'écoute cette chanson de façon obsessive. Une belle découverte que j'ai fait avec beaucoup de retard, puisque l'album sur laquelle elle se trouve (Years of meteors) a paru en 2005!. Laura Veirs est un nom que j'avais beaucoup entendu, mais je n'avais jamais pris la peine d'écouter ce qu'elle faisait. Un nouvel opus est attendu sous peu. C'est à surveiller.
18.5.09
L'HABIT FAIT-IL LE MOINE?
[Jour 252 ]
Lorsqu'un film sort au cinéma, plus d'une personne - moi y compris - se laisse influencer par le poster publicitaire. Le type de photo qu'on y retrouve, la police et le type de caractère utilisés, le côté tape-à-l'oeil ou plus subtil, tout ces aspects entrent en ligne de compte lorsque l'on choisit un film plutôt qu'un autre. Pour les productions indépendantes, on mise souvent sur un design "artsy"qui saura immédiatement appâter les amateurs et amatrices du genre tout en repoussant les fans de blockbusters.
J'écris aujourd'hui à propos des films qui, lors de leur passage en format DVD, ont troqué (pour le pire) leur image d'origine pour une nouvelle jaquette plutôt douteuse.
Le premier exemple qui me vient en tête est celui de Half Nelson. Je vous laisse comparer:

Affiche promotionnelle lors de la sortie en salles

Jaquette DVD
Ne trouvez-vous pas que le public visé est complètement différent? Dans le premier cas, on mise à fond sur une image très "festival de Sundance" où les critiques positives du films (sur le tableau) prennent plus de la moitié de la place. Le dessin de Ryan Gosling, tout désemparé devant les étudiants, ne prend pas exagéremment de place (peut-être parce que justement, dans le film, il ne réussit pas à le faire...). Il s'agit selon moi d'une affiche qui représente bien le produit en question.
La seconde me paraît surfaite. On dirait qu'on a affaire à un drame de série B qui ne possède aucune subtilité. De toute évidence, on a voulu aller chercher, en mettant Gosling en gros plan, un auditoire différent: peut-être celui qui a vu le film à l'eau de rose The Notebook, film qui a d'ailleurs fait connaître Gosling? Miser sur un visage connu peu être gagnant. C'est là qu'on réalise que l'argent n'est jamais vraiment loin dans tout ça...
Mais l'exemple le plus troublant appartient sûrement au film que je me suis loué récemment et qui s'intitule The Cake Eaters (de Mary Stuart Roberson, É-U, 2007). Veuillez le constater vous-même!!!

Affiche promotionnelle lors de la sortie en salles

Jaquette DVD
Comment peut-on expliquer qu'une affiche aussi méritoire et magnifique (je parle de celle du haut) se fasse remplacer par quelque chose d'aussi peu attrayant (à mon goût, bien entendu...)? Encore là, je crois que tout est question d'argent. L'actrice qui tient le rôle principal dans The Cake Eaters était plus ou moins connue lors de la sortie en salle du film. Il y a ensuite eu le tsunami Twilight, film de vampires pour ados qui a propulsé Kristen Stewart au rang de star internationale. C'est certainement ce qui a motivé les promoteurs du films à opérer ce changement pour la sortie DVD. Je les imagine d'ailleurs autour d'une table:
"On va tout de même pas garder la même image! on ne voit même pas le visage de Kristen Stewart et elle a l'air d'une folle sur la moto, la tête penchée par en arrière!" Quel ado voudra louer ce film?
"Faisons un compromis. gardons la moto, mais au lieu du ciel bleu, mettons le visage de Stewart en gros plan pour que les fans de Twilight la reconnaissent bien et qu'ils achètent le film. Peu importe s'ils s'emmerdent en l'écoutant, l'important, diable!, c'est qu'ils achètent le film!"
"J'ai comme peur que ça fasse un peu années 80, ce type de jaquette, ne trouvez-vous pas? Surtout si le titre du film est écrit en rose et que tout ce qui reste du ciel prend des teintes de mauve..."
"Assez discuté!! Ce sera rose et mauve ou se sera rien! Point final"
P.S. En passant, le film n'était pas mauvais. Je vous laisse sur la bande annonce:
[Jour 252 ]
Lorsqu'un film sort au cinéma, plus d'une personne - moi y compris - se laisse influencer par le poster publicitaire. Le type de photo qu'on y retrouve, la police et le type de caractère utilisés, le côté tape-à-l'oeil ou plus subtil, tout ces aspects entrent en ligne de compte lorsque l'on choisit un film plutôt qu'un autre. Pour les productions indépendantes, on mise souvent sur un design "artsy"qui saura immédiatement appâter les amateurs et amatrices du genre tout en repoussant les fans de blockbusters.
J'écris aujourd'hui à propos des films qui, lors de leur passage en format DVD, ont troqué (pour le pire) leur image d'origine pour une nouvelle jaquette plutôt douteuse.
Le premier exemple qui me vient en tête est celui de Half Nelson. Je vous laisse comparer:

Affiche promotionnelle lors de la sortie en salles
Jaquette DVD
Ne trouvez-vous pas que le public visé est complètement différent? Dans le premier cas, on mise à fond sur une image très "festival de Sundance" où les critiques positives du films (sur le tableau) prennent plus de la moitié de la place. Le dessin de Ryan Gosling, tout désemparé devant les étudiants, ne prend pas exagéremment de place (peut-être parce que justement, dans le film, il ne réussit pas à le faire...). Il s'agit selon moi d'une affiche qui représente bien le produit en question.
La seconde me paraît surfaite. On dirait qu'on a affaire à un drame de série B qui ne possède aucune subtilité. De toute évidence, on a voulu aller chercher, en mettant Gosling en gros plan, un auditoire différent: peut-être celui qui a vu le film à l'eau de rose The Notebook, film qui a d'ailleurs fait connaître Gosling? Miser sur un visage connu peu être gagnant. C'est là qu'on réalise que l'argent n'est jamais vraiment loin dans tout ça...
Mais l'exemple le plus troublant appartient sûrement au film que je me suis loué récemment et qui s'intitule The Cake Eaters (de Mary Stuart Roberson, É-U, 2007). Veuillez le constater vous-même!!!

Affiche promotionnelle lors de la sortie en salles

Jaquette DVD
Comment peut-on expliquer qu'une affiche aussi méritoire et magnifique (je parle de celle du haut) se fasse remplacer par quelque chose d'aussi peu attrayant (à mon goût, bien entendu...)? Encore là, je crois que tout est question d'argent. L'actrice qui tient le rôle principal dans The Cake Eaters était plus ou moins connue lors de la sortie en salle du film. Il y a ensuite eu le tsunami Twilight, film de vampires pour ados qui a propulsé Kristen Stewart au rang de star internationale. C'est certainement ce qui a motivé les promoteurs du films à opérer ce changement pour la sortie DVD. Je les imagine d'ailleurs autour d'une table:
"On va tout de même pas garder la même image! on ne voit même pas le visage de Kristen Stewart et elle a l'air d'une folle sur la moto, la tête penchée par en arrière!" Quel ado voudra louer ce film?
"Faisons un compromis. gardons la moto, mais au lieu du ciel bleu, mettons le visage de Stewart en gros plan pour que les fans de Twilight la reconnaissent bien et qu'ils achètent le film. Peu importe s'ils s'emmerdent en l'écoutant, l'important, diable!, c'est qu'ils achètent le film!"
"J'ai comme peur que ça fasse un peu années 80, ce type de jaquette, ne trouvez-vous pas? Surtout si le titre du film est écrit en rose et que tout ce qui reste du ciel prend des teintes de mauve..."
"Assez discuté!! Ce sera rose et mauve ou se sera rien! Point final"
P.S. En passant, le film n'était pas mauvais. Je vous laisse sur la bande annonce:
11.5.09
J'AIME LA LITTÉRATURE CANADIENNE! (I)
[Jour 236]
Alligator est le premier roman de Lisa Moore, auteure terre-neuvienne bien connue au Canada anglais et qui commence à se bâtir tranquillement une réputation au Québec (merci à Boréal qui a fait paraître en français les deux premiers recueils de Moore ainsi que ce roman). En feuilletant le livre, on s’aperçoit qu’il est constitué de courts chapitres portant tous le nom du personnage auquel il renvoie. Il n’y a donc pas de doute: la structure narrative adoptée par l’auteure, on le réalise rapidement, est celle de « l’intrigue en chassé-croisé ».
Mais attention! Lisa Moore ne fait pas que suivre une formule établie… Loin d’avoir uniquement créé une œuvre à voix multiples composée d’une galerie de personnages liés les uns aux autres par les forces du destin, l’auteure a pris soin de conserver – voire de prioriser – l’esthétique qui a fait la marque de ces deux recueils de nouvelles parus préalablement : une attention obsessive pour les détails du quotidien, mais surtout une intrigue qui avance (conséquemment) par à-coups et qui est continuellement interrompue par les réminiscences d’un passé parfois heureux, mais souvent douloureux. La plupart des personnages d’Alligator, tous des habitants de St. John’s à Terre-Neuve, ont de la difficulté à s’évader de leur passé. Et la lectrice de découvrir, sous l’égide d’un narrateur omniscient (sauf pour de rares exceptions), les souvenirs de Frank, sympathique vendeur de hot-dogs solitaire qui tente de survivre au décès de sa mère, de Beverly, endeuillée elle aussi par la mort d’un être cher – son mari, ou de Madeleine, une cinéaste qui espère compléter le tournage de son film avant de succomber à une crise cardiaque. C’est d’ailleurs ce dernier personnage qui traduit à merveille l’esprit du roman : « Arrive un moment […] ou il y a davantage derrière toi que devant. Ça s’appelle le regret. Ça peut arriver n’importe quand dans une vie – quand ce qui s’est déjà passé est plus important que ce qui va se passer » (p. 193).
Est-ce à dire que le roman n’avance que pour reculer ? Dans un certain sens, oui. Mais Alligator n’est tout de même pas aussi anti-romanesque que l’on pourrait le croire. Une histoire s’échafaude tranquillement, presque sournoisement, surtout au travers des péripéties de Colleen, adolescente de dix-sept ans, écoterroriste en herbe, qui est en rupture de ban avec la société. Néanmoins, je dois avouer que ce que l’on garde en mémoire après avoir refermé ce livre est beaucoup moins associé au dénouement de l’intrigue qu’à la capacité unique que possède Lisa Moore de donner réalité à des sensations et des souvenirs abstraits.
Pour apprécier Alligator, pour découvrir le talent de l’auteure à faire côtoyer le passé et le présent au sein d’un même paragraphe (tout en les liant par de belles métaphores), je suggère aux intéressées de se garder de le lire dans un métro bondé ou dans un autobus bruyant. Attendez plutôt d’être seule à la maison, sur votre divan, tasse de thé à la main. Vous aurez ainsi plus de chance de vous faire votre idée à savoir si Moore, comme que le suggère un critique du Globe and Mail, « writes like a dream »…
Ah oui, pour ce qui est des alligators, précisons (afin d’éviter de décevoir les amateurs de reptiles) qu’ils ne sont pas légion dans ce roman. On les retrouve au début et à la fin. Entre les deux : des chenilles, des hot-dogs, un lit d’eau, et plein d’autres surprises.
(Le prochain billet de mon dossier spécial intitulé "J'aime la littérature canadienne" portera sur Alice Munro et son excellent recueil Fugitives). À suivre...
[Jour 236]
Alligator est le premier roman de Lisa Moore, auteure terre-neuvienne bien connue au Canada anglais et qui commence à se bâtir tranquillement une réputation au Québec (merci à Boréal qui a fait paraître en français les deux premiers recueils de Moore ainsi que ce roman). En feuilletant le livre, on s’aperçoit qu’il est constitué de courts chapitres portant tous le nom du personnage auquel il renvoie. Il n’y a donc pas de doute: la structure narrative adoptée par l’auteure, on le réalise rapidement, est celle de « l’intrigue en chassé-croisé ».Mais attention! Lisa Moore ne fait pas que suivre une formule établie… Loin d’avoir uniquement créé une œuvre à voix multiples composée d’une galerie de personnages liés les uns aux autres par les forces du destin, l’auteure a pris soin de conserver – voire de prioriser – l’esthétique qui a fait la marque de ces deux recueils de nouvelles parus préalablement : une attention obsessive pour les détails du quotidien, mais surtout une intrigue qui avance (conséquemment) par à-coups et qui est continuellement interrompue par les réminiscences d’un passé parfois heureux, mais souvent douloureux. La plupart des personnages d’Alligator, tous des habitants de St. John’s à Terre-Neuve, ont de la difficulté à s’évader de leur passé. Et la lectrice de découvrir, sous l’égide d’un narrateur omniscient (sauf pour de rares exceptions), les souvenirs de Frank, sympathique vendeur de hot-dogs solitaire qui tente de survivre au décès de sa mère, de Beverly, endeuillée elle aussi par la mort d’un être cher – son mari, ou de Madeleine, une cinéaste qui espère compléter le tournage de son film avant de succomber à une crise cardiaque. C’est d’ailleurs ce dernier personnage qui traduit à merveille l’esprit du roman : « Arrive un moment […] ou il y a davantage derrière toi que devant. Ça s’appelle le regret. Ça peut arriver n’importe quand dans une vie – quand ce qui s’est déjà passé est plus important que ce qui va se passer » (p. 193).
Est-ce à dire que le roman n’avance que pour reculer ? Dans un certain sens, oui. Mais Alligator n’est tout de même pas aussi anti-romanesque que l’on pourrait le croire. Une histoire s’échafaude tranquillement, presque sournoisement, surtout au travers des péripéties de Colleen, adolescente de dix-sept ans, écoterroriste en herbe, qui est en rupture de ban avec la société. Néanmoins, je dois avouer que ce que l’on garde en mémoire après avoir refermé ce livre est beaucoup moins associé au dénouement de l’intrigue qu’à la capacité unique que possède Lisa Moore de donner réalité à des sensations et des souvenirs abstraits.
Pour apprécier Alligator, pour découvrir le talent de l’auteure à faire côtoyer le passé et le présent au sein d’un même paragraphe (tout en les liant par de belles métaphores), je suggère aux intéressées de se garder de le lire dans un métro bondé ou dans un autobus bruyant. Attendez plutôt d’être seule à la maison, sur votre divan, tasse de thé à la main. Vous aurez ainsi plus de chance de vous faire votre idée à savoir si Moore, comme que le suggère un critique du Globe and Mail, « writes like a dream »…
Ah oui, pour ce qui est des alligators, précisons (afin d’éviter de décevoir les amateurs de reptiles) qu’ils ne sont pas légion dans ce roman. On les retrouve au début et à la fin. Entre les deux : des chenilles, des hot-dogs, un lit d’eau, et plein d’autres surprises.
(Le prochain billet de mon dossier spécial intitulé "J'aime la littérature canadienne" portera sur Alice Munro et son excellent recueil Fugitives). À suivre...
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